PROFESSEUR EN PSYCHOLOGIE ET EN PHILOSOPHIE

DES QUESTIONS QUI RESONNENT AVEC LA VIE DES GENS ET QUI ELECTRISENT LES ETUDIANTS

Aider à penser la place de la psychologie (clinique, du travail, pédagogie) dans notre société et donc à penser l’éthique du “psy”. Aider à participer de manière éclairée aux débats et enjeux contemporains que les étudiants connaissent ou connaîtront. Penser le monde du travail en y apportant un regard clinique: voici trois des raisons pour lesquelles je donne les cours d’Histoire de la Philosophie, d’Epistémologie, de Psychologie et de Psychopathologie du travail aux jeunes bacheliers en psychologie à Marie Haps (ILMH).

Ethique, enjeux, débats… par exemple : l’on tend à privilégier les psychologies dites scientifiques. Mais que veut exactement dire “scientifique” et quelle psychologie peut prétendre à la scientificité et à quel prix? La Science et ses applications techniques ou Technosciences sont partout: dans nos ordinateurs, nos mobiles, nos “pad”, nos OGM, nos pacemakers, nos 4×4, nos pommades anti-rides, les substances régulatrices de l’humeur et last but not least: nos méthodes du travail,… Ces Sciences semblent faciliter nos vies et nous aident sans aucun doute à les prolonger. Cependant, malgré la promesse qu’elles nous apporteraient le progrès et le bonheur, nous devons nous résoudre à l’idée qu’elles ne l’ont pas fait… Et qu’au fond, elles ne peuvent que nous apporter les moyens, les techniques ou les outils pour les réaliser. En vérité, nous avons encore à choisir et assumer les valeurs au nom desquelles nous désirons vivre, travailler et utiliser ces moyens.

Ainsi, nous sommes confrontés à faire usage de notre liberté sur deux plans : dans « l’ici et maintenant » de nos vies tout autant qu’en regard de l’héritage que nous laisserons à nos enfants sur les plans du travail, du social, du culturel, de l’économique et du politique.

En ouverture de son livre Accélération et aliénation, Hartmut Rosa nous confie son souhait de voir la philosophie poser des questions qui résonnent avec la vie des gens et électrisent les étudiants. C’est ce que je tente de faire avec ces bacheliers de première année.